Médiathèque Les Carmes

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Les bases du projet
Le projet a été initié en 2002 par la Communauté du pays d'Aix avec la volonté de créer un pôle culturel intercommunal. Le programme le plus utile pour le territoire a été retenu : une médiathèque. Véritable "tête de réseau", cet équipement métropolitain va permettre la mise en cohérence du territoire par le développement d'une offre adaptée en documents et en services. Elle s'inscrit dans un large réseau de lecture publique, priorité de la politique culturelle de la Métropole Aix-Marseille-Provence.
En phase avec les mutations de la société, la médiathèque ouvre un accès à tous les savoirs et à de multiples usages. Elle s'adresse à tous les publics désireux d'apprendre, de comprendre, mais aussi de fabriquer et de coopérer.

La médiathèque intercommunale du Val de Durance, Les Carmes, est idéalement située au cœur de la ville de Pertuis, pour remplir cette mission. D'abord couvent, puis théâtre et commerce, ce lieu s'est métamorphosé au fil des siècles.
Insérer un équipement contemporain dans un bâtiment patrimonial est une opération délicate. Le changement d'attribution et les nouveaux usages ne doivent pas nier le "génie" originel du lieu. Cette métamorphose a été confiée à l'agence Morris & Renaud, associée à A3A architectes.

L'ouverture sur la ville
Intégrer la médiathèque dans son environnement et la démarquer est un enjeu d'urbanité. Un espace triangulaire a été libéré devant l'entrée de la médiathèque, sur l'emprise de l'ancien cloître du couvent. Désormais, la façade de l'église qui donne sur la cour triangulaire est visible de l'avenue du Général Leclerc.

Le parti pris du dévoilement
Le travail de dévoilement est au cœur du processus architectural du bâtiment. Une ancienne halle, sans intérêt historique, a été démolie. Des baies gothiques ont été recrées pour retrouver la composition originelle, et les reliefs des contreforts ont également été révélés afin de mieux souligner le rythme patrimonial.

Le traitement de la façade
Le porche avait énormément souffert, sa partie basse était partiellement détruite. Un travail sérigraphique a permis de signaler les contours du portail en plein cintre et de restituer le dessin des portes avec leur motif gothique en accolade.
La façade nord du bâtiment, rue Silvy, a bénéficié d'un traitement contemporain. L'idée étaient de cacher la médiocrité de la façade avec un motif poétique, en habillant les travées avec de grands aplats de tôle découpée qui, telle une résille, filtrent les vues et tamisent la lumière. Ce signal a aussi une portée symbolique puisqu'il représente des lettres font écho à la fonction de la médiathèque.
Sur la façade de l'avenue Maréchal Leclerc, le dialogue entre les époques est particulièrement flagrant. Le lien, c'est la minéralité. L'impression de familiarité provient de la massivité des matériaux. L'église a été construite avec de la pierre calcaire. En contrepoint, les nouveaux éléments du béton sablé utilisé laissent apparaître un grain qui évoque la pierre. Les teintes des murs se rapprochent également de la couleur de la pierre calcaire. Une homogénéité globale a ainsi été créée.

La configuration des espaces
Le public peut circuler par des grandes arches ouvertes entre les temporalités architecturales. Dans le chœur de l'église, une grande baie facilite également la perméabilité entre les époques. A l'étage, une passerelle ouvre un accès pour que l'église communique avec les espaces contemporains. L'approche patrimoniale et le vocabulaire contemporain restent parfaitement distincts.

Des espaces décloisonnés
Le lieu comporte peu de murs. Afin de faciliter la circulation entre les connaissances, les différents secteurs de la médiathèque ne sont pas cloisonnés. Des maçonneries occultaient la vue et l'espace avait perdu beaucoup de fluidité. Les arcs entre la nef centrale et les bas-côtés de la chapelle ont été débouchés.
Ce travail de dévoilement consistait à retrouver les volumétries initiales de l'église : essentiellement des piliers et très peu de murs porteurs.

La nef
L'agencement du lieu est tout à fait adapté aux fonctions de consultation de documents. Son architecture, très ouverte, facilite la porosité entre les secteurs et par le biais de la trémie centrale de la nef, l'usager a une perception des espaces supérieurs. C'est la partie la plus emblématique de l'équipement, les livres y ont donc là leur emplacement privilégié. Lors de la transformation du lieu en espace commercial, un plancher intermédiaire a été intégré, accessible par un magnifique escalier à révolution érigé dans le chœur, à l'emplacement de l'autel.

Le parti pris de la rotonde
La rotonde est une excroissance qui accueille le secteur musique et image au premier étage. Cette forme répond à la volonté de créer un espace à la fois léger, lumineux et très contemporain. De l'intérieur de cette rotonde, le regard pénètre jusque dans l'église. Elle offre également, une vue panoramique sur l’îlot des Carmes et le sud de la ville. Mais ce geste architectural n'occulte pas le reste de l'édifice : depuis l'extérieur, il n'y a pas de confrontation entre l'église et la rotonde.

 

Ainsi, dans le respect de l'esprit architectural de l'ancien couvent, les espaces ont été décloisonnés et transformés en lieux de vie multifonctions. La médiathèque Les Carmes est un lieu où l'on se sent comme à la maison.

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